Bleu comme les maux. Blanc comme un passage éphémère. Rouge comme le sang.

Bleu comme les maux. Blanc comme un passage éphémère. Rouge comme le sang.
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# Posté le jeudi 06 juillet 2006 06:21

C'est beau cette horreur.

Cette nuit, les fraais étaient heureux, euphoriques. Ils ont oublié la politique, ont oublié qui ils étaient mais en tout cas, à cette heure ci, ils étaient fiers de vivre en France, dans ce pays, qui en ce moment, à l'heure où ils dansent et chantent, expulse des sans papiers, offre 2000 euros à des éxilés pour qu'il retournent dans leur pays d'origine. Pendant que les médias s'agitent, s'exitent sur les bleus, sur le désespoir des perdants sur la joie des gagnants, et aujourd'hui palpitent avec le maillot jaune, la famille noire de 2 parents et 3 enfants qui vit dans un 10 m2 est expulsée par des forces de l'ordre. Mais c'est tellement beau la solidarité dans ces moments là, qu'on en oublie nos voisins, qui eux sont dans l'ombre. vive la france, hein, 20 sur 20.
C'est beau cette horreur.

# Posté le jeudi 06 juillet 2006 06:17

festoch à l'eau

festoch à l'eau
J'essaie de faire une toile, une grande toile, j'ai déjà peint en rose, avec de la colle vinylique un fond étrange. A présent, c'est le trouble de la toile rose, je n'arrive pas à me lancer, d'autant plus que mes voisins sont des beaufs et qu'ils crient leur joie, lancent des pétards autour d'un barbuc' pour le match de football. L'été dernier je m'avais promis d'aller à plein de festivals cet été. Et non, le travail prend le dessus. Je voudrais voir en particulier Yann Tiersen, Clap your hands say yeah et Radiohead. Mon travail à la banque se termine le 31 août à Paris. Quand j'ai vu la programation de Rock en seine j'ai sauté au plafond. mais Clap your hands say yeah c'est le vendredi, jour où je travaille donc si j'y vais ce sera que le samedi 26 août (*)
Arf arf arf. J'irais sans doutes à Briouze pour Art sonic mais c'est pas pareil !

# Posté le mercredi 05 juillet 2006 15:57

Modifié le mercredi 05 juillet 2006 16:21

elle se révèle sur la couche sensible de l'appareil photographique

J'entre dans la cabine du photomaton. J'ajuste le siège en sachant pertinamment que je ne rentrerai pas dans le cadre en le baissant trop bas. Mais j'aime entendre le bruit du siège à vis, qui se tourne comme un vinyle. Ni trop haut ni trop bas, hop hop. De nouvelles règles du ministère sont en vigueur pour les photos d'identité. Il ne faut pas sourire, ni regarder à droite, en haut, à gauche. Ne pas porter de couvre-chef. Avoir le regard bien droit, être neutre. Ce n'est que pour les photos des papiers administratifs (passeport, carte d'identité). Alors j'ai la permission de sourire puisque cette photo sera pour le foyer où je vais habiter et l'école. Mon père me donne les deux sous. Veyez ajustez le siège à la hauteur du cadre. Mon image apparait devant moi, bonjour. Je règle à nouveau le niveau, sourit, arrange les derniers épis, ajuste ma frange, essaie d'avoir pour une fois le dos droit. J'appuie sur le bouton vert. J'ouvre le rideau bleu. Papa regarde, tu aimes ou pas ? Oui mais tu as le regard humide, on dirait que tu as fumé. Bon. C'est vrai, en plus mon nez est un peu empâté. Clik. Flash. Voici.
Je sors et on attends devant la cabine l'apparition des quatre petites photographies. Le chauffage est long. Au bout de trois minutes elles arrivent. Me voici avec les yeux maquillés de bleu, et une tache en haut à droite du cadre.
elle se révèle sur la couche sensible de l'appareil photographique
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# Posté le mercredi 05 juillet 2006 06:34